La Compagnie Eugénie Andrin

Créée en 2007, les Hivernales d’Avignon inaugurent les premiers pas de la Compagnie Eugénie Andrin lors de la manifestation "Sur le feu". En 2008, la Compagnie présente un solo "Keçak, Voler de ses propres zèles", à l’Hôtel de Ville d’Avignon, dans le cadre des Hivernales.
D’autres pièces comme "Suite assassine", "Sex Avery" et "Swing" ont été par la suite intégrées au répertoire de la Compagnie.
La pièce "La Voix du Chemin à Faire" fait la première partie du spectacle de Claude Brumachon en avril 2009 dans le cadre de Made in Cannes, l’un des principaux évènements culturels cannois. Lors du Festival d’Avignon 2009, la Compagnie présentera "Ondine", adaptation chorégraphique de la pièce de théâtre de Jean Giraudoux. Cette pièce sera reprise au Théâtre de l’Entrepôt à Mérignac en mars 2010. Pour ce projet, la Compagnie reçoit le soutien de Défi-jeunes.

Eugénie ANDRIN, biographie

Chorégraphe et Danseuse
Née en 1980, elle fait ses études de danse auprès de Rosella Hightower à l’Ecole Supérieure de Danse de Cannes.
Elle est remarquée par Eric Vu An qui l’engage au sein du Ballet de l’Opéra d’Avignon où, en tant que soliste, elle aborde le répertoire classique ("La Belle au Bois Dormant", "Cendrillon", "Giselle", "les Sylphides", "L’Oiseau Bleu"...), néo-classique (Thierry Malandain, Jean-Charles Gil...) et contemporain avec notamment l’interprétation du rôle de Aude dans "Swan Lac" chorégraphié par Andy de Groat qu’elle interprète au Théâtre des Hivernales pendant le Festival d’Avignon et au Théâtre Sylvia Monfort à Paris.
Elle affirme rapidement sa vocation pour la chorégraphie en créant de nombreux ballets à l’Opéra d’Avignon ("La Voix du Chemin à Faire", "Swing", "Sex Avery", "Les Saltimbanques", "Suite Assassine"...), mais aussi à Paris : "Sol en Cirque" (conte musical imaginé par Zazie) et "Aimé et la Planète des Signes" (spectacle musical de Jean- Marie Leau).

En 2007, elle crée sa propre compagnie. Les Hivernales d’Avignon lui permettent de présenter son dernier solo, "KeçaK". 2008 voit la création du ballet "Ondine" pour l’Opéra de Timisoara (Roumanie) et la chorégrahie des ballets de "La Flûte Enchantée" à l’Opéra de Monte-Carlo. "La Voix du Chemin à Faire" fait la première partie du spectacle de Claude Brumachon en Avril 2009, dans le cadre de "Made in Cannes", l’une des principales manifestations culturelles cannoises. En mai 2009, elle conçoit la chorégraphie du ballet de "La Traviata" pour l’Opéra de Santiago du Chili.

Eugénie Andrin a reçu le soutien de Défi-jeunes pour le projet Ondine (version revue pour 5 danseurs présenté au Festival d’Avignon du 19 au 31 juillet 2009 au Théâtre de la Rotonde.
Ce spectacle sera repris en mars 2010 à L’Entrepôt à Mérignac et en avril 2010 à Marseille.
Actuellement, elle travaille sur le projet Ondine (3) avec la comédienne Julie Desmet. Cette création en voix et gestes a été présentée en avant première le 14 novembre 2009 à l’Atelier des Arts de Marseille, lors d’une soirée Carte Blanche à la jeune création en première partie du Ballet de Marseille. Elle sera reprise au Festival d'Avignon 2010.

Les créations de la Cie

"ONDINE"

Adaptation chorégraphique de la pièce de théâtre "Ondine" de Jean Giraudoux.
Pièce pour 25 danseurs
Durée 1h00
Création : décembre 2008 en Roumanie à l’Opéra de Timisoara
Musique : Chostakovitch, Wagner, Grig Percussions et Dominique Vasseur
Lumières : Noël Lemaître
Reprises :
- Entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Timisoara
- Reprise en France pour 5 danseurs au Festival d’Avignon 2009, du 19 au 31 juillet, au Théâtre de la Rotonde

Poétique, étincelant, ce conte moderne révèle à travers la fragilité des amours humaines, l’incompréhension de deux mondes tels que Nature et Société, qui conduira à la perversion et la destruction de la nature par l’homme ou de l’homme par la nature.
Hans, représentant de l’Homme et de la Société ne voit en Ondine qu’une infime partie de ce qu’elle représente, mais elle est l’immensité, l’infini, l’inconcevable, la Nature. Une Nature qui dépasse l’homme. Hans ne parviendra jamais à atteindre Ondine, à atteindre la Nature, de même que la Nature ne peut s’apparenter à la Société.
La féerie manifeste un rejet violent du réalisme incarné dans une société ridicule dont Giraudoux fait la satire. Si l’aventure d’Ondine nous plonge délibérément dans un univers fantastique, le spectateur est ramené au débat essentiel, lui rappelant une nécessité de communication avec le monde.
Giraudoux, visionnaire, mettait déjà en garde contre le conflit grandissant entre l’Evolution humaine et la Nature. Fidèle à l’auteur, la pièce apporte à l’esthétique du conte et du ballet un vrai questionnement par rapport à un problème très actuel.
Pour ce projet, la Compagnie reçoit le soutien de Défi-jeunes.

"LA VOIX DU CHEMIN A FAIRE"

Pièce pour 5 danseurs
Durée 11’11’’
Création : Juin 2002 au Théâtre Benoît, XII(Avignon)
Musique : Lucien Bertolina "Coeur de Fer La Rotonde SNCF d’Avignon"
Lumières : Denis Viens
Reprises :
- 3 dates en octobre 2007 dans le cadre de la manifestation "Sur le Feu" aux Hivernales d’Avignon
- Avril 2008 à St Mandrier
- Avril 2009 à Cannes dans le cadre de "Made in Cannes" en 1ère partie de Claude Brumaachon
- 13 dates durant le Festival d’Avignon 2009, du 13 au 31 juillet 2009, au Théâtre de la Rotonde


Avec le bruit du travail des hommes comme matière sonore brute, "La Voix du Chemin" à Faire exprime avant tout le rapport existant entre le mouvement et un simple bruit pouvant cacher ainsi la source d’une véritable musique, dotée d’un rythme surprenant. Un bruit peut être l’inspiration du mouvement ; du bruit peut naître une véritable danse.

Victime de cette ambiguïté, le spectateur va se trouver plongé dans l’atmosphère angoissante des chemins de fer, troublée par l’ambiance conviviale et les voix rassurantes des cheminots arpentant leurs ateliers de travail.

Le bruit des outils du travail quotidien, une mélodie qui construit la voie, ce long chemin de fer ; une mélodie qui construit la vie, ce long chemin à faire...


"SUITE ASSASSINE"

Pièce pour 14 danseurs
Durée 1h10’
Création : Juin 2004 au Théâtre Benoît XII (Avignon)
Musique : Chostakovitch – Wagner - Mozart - Smetana
Costumes : Philippe Serpinet
Décors : Murielle Giusti
Lumières : Noël Lemaître


Sur une place, au cours d’une fête, les habitants s’amusent et dansent. Au même moment, une femme donne naissance à un enfant nommé Fulbert, qu’elle abandonne aussitôt. Condamnée pour infanticide la mère de l’enfant sera guillotinée.

Fulbert est alors recueilli par des nourrices, qui, ne souhaitant pas garder l’enfant, le confient à un prêtre. Celui-ci, ressentant le pouvoir maléfique de Fulbert, l’abandonne à son tour. Le garçonnet, se retrouvant alors rejeté de tous, se tourne vers un monde imaginaire et ambigu, dans lequel il trouve, auprès de créatures étranges mais enjôleuses, tendresse et amour. C’est aussi dans cette irréalité qu’il rencontrera son double machiavélique, le poussant à tuer une première jeune fille.

Poursuivi par le peuple furieux, Fulbert se réfugie dans une grotte isolée, où avant de s’endormir, il se livre à des orgies fantasmagoriques. Il est brutalement réveillé par une nouvelle apparition de son double. Rêve ou réalité ? Fulbert, perdu, quitte cet endroit sordide.

Sur le chemin, il rencontre une ravissante jeune fille qui le séduit. Il sait d’ores et déjà qu’il ne pourra résister au désir de la posséder. Malgré tous ses efforts, Fulbert tuera cette innocente créature.

Devant tant d’atrocités, le peuple se réunit en une longue procession pour partager un sentiment de colère et prier. Personnage meurtrier, désespéré et pourchassé, Fulbert ne trouvera la paix et la liberté que dans la mort, en se livrant au peuple.

"KECAK, VOLER DE SES PROPRES ZELES"

Solo
Durée 9’ 26’’
Création : Février 2008 dans le cadre des Hivernales d’Avignon, dans le Péristyle de l’Hôtel de Ville d’Avignon
Musique : Kecak Dance of Bali
Reprise : Septembre 2009

Et si le sol tout autour de nous était incontrôlable, nous obligeant tantôt à un rebond infini, tantôt à ne plus descendre de la pointe...

Repos interdit avec pour seul refuge un petit bout de scène.

Comme prisonnier sur une "scène déserte", le meilleur moyen de s’échapper, ne serait-il pas de parvenir à s’envoler ?

"SWING"

Pièce pour 5 danseurs
Durée 12’
Création : Juin 2002 au Théâtre Benoît XII (Avignon)
Musique : "Sing! Sing! Sing! Part 1" extrait de "Fosse" Louis Prima
Arrangements musicaux : Gordon Lowry Harrel
Lumières : Denis Viens
Reprise : Avril 2008 à St Mandrier

Musique et Danse...
Que rêver de mieux qu’un orchestre en toile de fond pour mettre en mouvement ces deux arts si complémentaires ?
La musique, composée de différents solos d’instruments de jazz, vivra à travers chaque danseur, lui offrant une qualité de mouvement et un caractère particulier selon la nature du son émis.
De cette alliance, naissent alors des sentiments expressifs tels que l’agressivité d’une batterie, la fantaisie d’une trompette ou bien la sensualité d’une clarinette...
L’ambiance est à la fête, Swing est tout simplement, comme son nom l’indique, une danse, une musique, qui donne envie de danser.

"SEX AVERY"

Pièce pour 7 danseurs
Durée 12’
Création : Juin 2005 au Théâtre Benoît XII (Avignon)
Musique : Scott Bradley
Lumières : Noël Lemaître

Sex Avery est une pièce qui revisite l’univers des dessins animés de notre enfance sur leur bande musicale originale.









Eugénie en apparté

Outre sa carrière de danseuse, de soliste ou de chorégraphe pour sa Compagnie, Eugénie Andrin a créé des chorégraphies pour des comédies musicales et des opéras.

"SOL EN CIRQUE"

Comédie musicale au profit de Sol en Si (Solidarité Enfants Sida)
Création : Au Bataclan (Paris) en décembre 2005
Musique : Zazie – Vincent Baguian – Jean-Marie Leau
Mise en scène : Jean-Louis Grinda
Décors et Costumes : Valérie Urbain
Lumières : Jacques Châtelet
Chorégraphie : Eugénie Andrin
Reprise :
- A Paris en 2005 suivie d’une tournée à travers la France
- Au Domaine National de Saint Cloud en décembre 2006-2007

Sur l’île de Pfff, l’éléphant Big Mama est atteint d’une mystérieuse maladie.
Ses amis animaux décident de se procurer une pierre magique, la pierre molle, qui pourra le guérir. Mais celle-ci est la propriété de Coeur froid, un serpent milliardaire, qui ne la vendra que contreune somme d’argent considérable. Sur l’idée de Claudia, la taupe modèle, les animaux décident de créer un cirque et de se donner en spectacle chez les humains pour récolter les fonds nécessaires

"AIME ET LA PLANETE DES SIGNES"

Spectacle musical de Jean-Marie Leau
Au profit de la Chaîne de l’Espoir
Création : décembre 2007 à Paris
Mise en scène : Jean-Louis Grinda
Décors : Xavier Grosbois et Jean-Michel Laurent
Costumes : David Belugou
Chorégraphie : Eugénie Andrin
Illustrateur : Arnaud Branchereau

Cette histoire sensibilisera les enfants à la défense du langage d’une manière très ludique !
Sur la planète des Signes, Aimé, le héros, est amoureux, mais ne sait comment exprimer ses sentiments. Petit Robert le Gros, le bon roi des dictionnaires, lui conseille d’écrire un poème d’amour en y mettant toutes les formes et les ponctuations : les accents, les virgules, les points, etc. La Déesse MS, devenue riche et puissante grâce à l’invention du texto, règne sur cette planète.
Elle ignore tout de l’amour et de l’expression de ce sentiment. Elle fera tout pour empêcher que ce poème existe. Dès lors, avec l’aide de ses amis, Aimé va lancer le plus grand concours de poèmes d’amour de tous les temps.

"LES SALTIMBANQUES"

Opéra-Comique de Louis Ganne
Création : 1ère à l’Opéra d’Avignon en Mai 2007
Adaptation et mise en scène : Jean-François Vinciguerra
Lumières : Geneviève Soubirou
Chorégraphie : Eugénie Andrin

Cet ouvrage nous transporte dans l’univers rude du Théâtre Forain, avec ses joies et ses drames, où pêle-mêle on présentait sans aucune pudeur ce que la bonne société avait rejeté, tout ce qui s’éloignait des normes. Eugénie Andrin a choisi de mettre de côté l’aspect "cirque et paillettes" en donnant à sa chorégraphie un côté plus poétique et surréaliste.

"LA FLÛTE ENCHANTÉE"

Opéra de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret d’Emmanuel Schikaneder
Création : 1ère à l’Opéra de Monte-Carlo en Novembre 2008
Mise en scène : Jean-Louis Grinda
Décors : Rudy Sabounghi
Costumes : Jean-Pierre Capeyron
Lumières : Laurent Castaingt
Chorégraphie : Eugénie Andrin

"Les préoccupations de Mozart en cette année 1791, lorsqu’il composa La Flûte enchantée, et participa vraisemblablement à l’élaboration de son livret, étaient très claires : tenir un discours humaniste à l’intention des "initiés" tout en distrayant et éduquant, presque à son insu, un public populaire et profane qui ne demandait qu’à sourire et être émerveillé.

Ces deux niveaux de lecture du chef d’oeuvre ont toujours fait bon ménage, et l’on se souvient que Mozart souhaitait que l’on assistât à son opéra avec une attention soutenue permettant à chacun d’intégrer tout ou partie des grands messages délivrés.
...Posons la question suivante : aujourd’hui, au XXIeme siècle, quel aurait été le propos de Mozart ? Quelle aurait été sa quête humaniste ? Quel message urgent aurait-il souhaité faire passer au plus grand nombre ? ...Tout commence par un rêve, celui de trois enfants qui souhaitent devenir des héros en sauvant le monde..."

Extrait Note d’Intention / Jean-Louis Grinda

"LA TRAVIATA"

Opéra de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave d’après le roman (1848) et le drame (1852) d’Alexandre Dumas fils, La Dame aux camélias.
Création : 1ère à l’Opéra de Santiago du Chili en Mai 2009
Mise en scène : Jean-Louis Grinda
Décors et Costumes : Jorge Jara
Chorégraphie : Eugénie Andrin

Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille, tombe éperdument amoureux d’une courtisane, Violetta, lors d’un dîner chez des amis communs. Par amour, Violetta délaisse totalement ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo, mais c’est sans compter sur le père moralisateur d’Alfredo, qui la persuade au nom de la conception bourgeoise de la moralité d'abandonner son fils...

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